L’essentiel
Ce qui change. À partir de janvier 2027, le calcul du diagnostic de performance énergétique change légèrement pour les logements chauffés à l’électricité, ce qui permet à une partie d’entre eux de sortir de la catégorie des passoires thermiques.
Qui est concerné. Un propriétaire dans les Yvelines dont le logement est chauffé à l’électricité et classé F ou G au diagnostic de performance énergétique.
À retenir. Si le chauffage n’est pas électrique, rien ne change pour vous. S’il l’est, vérifiez auprès d’un diagnostiqueur si une attestation de changement d’étiquette peut être établie sans refaire un diagnostic complet.
Ce qui change au 1er janvier 2027
À partir du 1er janvier 2027, le mode de calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE) évolue pour les logements chauffés à l’électricité. Un arrêté du 19 août 2026 abaisse le coefficient utilisé pour convertir la consommation d’électricité en énergie dite « primaire » : il passe de 1,9 à 1,7. Mécaniquement, la consommation affichée sur le DPE diminue pour les logements électriques, ce qui peut faire remonter certains d’entre eux au-dessus du seuil F ou G, les classes qui définissent une « passoire thermique ».
Un nouveau jeu de données, publié le 24 septembre 2026 par apihom (Energy Dev SAS, Vannes) à partir de l’open data DPE de l’ADEME, chiffre cet effet pour la France entière, chaque région et chaque département, Yvelines comprises.
D’où viennent ces chiffres
Le jeu de données s’appuie sur une copie de l’open data « DPE logements existants (depuis juillet 2021) » de l’ADEME, réalisée le 4 septembre 2026 : 15 026 096 diagnostics avec étiquette et commune. apihom a recalculé la consommation d’énergie primaire de chaque DPE évaluable classé F ou G, soit 1 475 507 diagnostics, en appliquant le coefficient 1,7 sur la part électrique, selon la méthode du calcul de l’attestation de changement d’étiquette. Le résultat est ensuite comparé aux seuils réglementaires, qui tiennent compte de la surface et de l’altitude du logement ; le volet climatique du DPE, lui, n’est pas modifié par cette projection.
Le jeu de données est publié sous licence ouverte (Open Licence version 2.0), avec une dernière mise à jour au 24 septembre 2026, ce qui en permet la réutilisation libre.
Important : ce sont des diagnostics, pas des logements. Un même logement diagnostiqué plusieurs fois compte plusieurs fois dans ces chiffres, un point à garder en tête avant de lire les totaux comme une photographie exacte du parc immobilier.
Un effet réel, mais minoritaire
À l’échelle nationale, 188 107 DPE sortiraient de la classe F ou G avec ce nouveau calcul, soit 12,7 % des diagnostics F et G recensés. Dit autrement : pour un peu plus d’un diagnostic sur dix, le changement de coefficient suffit à faire franchir le seuil.
Mais l’étude pose une limite nette : 62 % des passoires ne sont pas chauffées à l’électricité et ne sont pas concernées. Gaz, fioul, bois, réseau de chaleur : ces logements ne bénéficient d’aucun recalcul, puisque le coefficient 1,7 ne porte que sur la part électrique de la consommation. Pour ces propriétaires, rien ne change au 1er janvier 2027.
Le jeu de données couvre chaque département, Yvelines comprises, et une carte par commune est mise à disposition par apihom pour affiner la lecture territoriale. Il ne nous indique en revanche pas, dans la description consultée, le nombre exact de DPE concernés dans le département : cette lecture fine reste à vérifier directement sur cette carte.
Ce que nous constatons sur nos chantiers dans les Yvelines
CI Rénovation intervient dans les Yvelines sur des chantiers de rénovation, d’extension, de surélévation et de maçonnerie. Ce type de travaux touche directement l’enveloppe du bâtiment, murs, toiture, ouvertures, c’est-à-dire les éléments qui pèsent le plus lourd dans le classement d’un logement, bien avant le mode de chauffage.
Nous avons par exemple documenté, pour une commune du Pays Houdanais, un bâti rural fait de maisons en pierre et d’anciennes fermes, aux murs épais mais peu isolés. Pour ce type de logement, le changement de coefficient électrique ne change rien si le chauffage n’est pas électrique : la seule façon de sortir durablement de la classe F ou G reste de traiter l’isolation elle-même, pas le mode de calcul.
Ce que nous conseillons
Avant de se réjouir ou de s’inquiéter d’un reclassement automatique, nous conseillons de procéder dans l’ordre. D’abord, vérifier le mode de chauffage du logement : si ce n’est pas l’électricité, le changement de coefficient ne vous concerne pas directement, et aucune démarche n’est à engager de ce côté. Ensuite, si le chauffage est électrique, demander à un diagnostiqueur si une attestation de changement d’étiquette peut être établie à partir du DPE existant, plutôt que d’attendre ou de commander un nouveau diagnostic complet. Enfin, pour les logements qui resteront classés F ou G malgré le recalcul, ce qui concerne la majorité des diagnostics selon cette étude, l’option la plus solide reste d’agir sur l’enveloppe du bâtiment, isolation des murs et de la toiture, remplacement des menuiseries, avant même d’envisager un changement de système de chauffage.
Ce qui reste à vérifier
Le jeu de données ne détaille pas, dans la description que nous avons consultée, les chiffres précis pour les Yvelines ni pour l’Île-de-France : seuls les totaux nationaux (15 millions de DPE analysés, 1,47 million de F et G, 188 107 sorties projetées) sont explicites. La source ne précise pas non plus si le reclassement est automatique pour tous les logements électriques ou s’il suppose une démarche active du propriétaire auprès d’un diagnostiqueur. Pour une lecture département par département, la carte par commune publiée par apihom reste la ressource à consulter directement.
Sources
- data.gouv.fr — jeux de donnees — publié le 24 septembre 2026, consulté le 1er octobre 2026
*Informations vérifiées le 1er octobre 2026.*
Un projet de travaux ?
Chaque logement est un cas particulier : l’état du bâti, l’isolation existante et les contraintes d’urbanisme changent la réponse. CI Renovation intervient dans l ensemble du departement des Yvelines (78) et étudie votre situation sans engagement.
Questions fréquentes
Mon logement est chauffé au gaz, est-ce que le changement de 2027 va faire baisser mon étiquette DPE ?
Non. D’après les données publiées sur data.gouv.fr par apihom, le nouveau coefficient ne modifie que la part électrique du calcul. 62 % des logements classés F ou G ne sont pas chauffés à l’électricité et ne sont donc pas concernés : leur étiquette ne bouge pas au 1er janvier 2027.
Est-ce que je dois refaire un DPE complet pour profiter du nouveau calcul ?
La source ne précise pas si la démarche est automatique. La projection s’appuie sur le calcul de l’attestation de changement d’étiquette, qui recalcule la consommation à partir du DPE existant. Nous conseillons de vérifier directement auprès d’un diagnostiqueur si cette attestation peut être établie pour votre logement, sans nouveau diagnostic complet.
Combien coûte une attestation de changement d'étiquette DPE ?
Le jeu de données que nous avons consulté ne donne aucun tarif. Le coût dépend du diagnostiqueur sollicité et des caractéristiques du logement : il s’évalue au cas par cas, directement auprès du professionnel qui réalise l’attestation.
Si mon logement reste classé F ou G même après le recalcul, qu'est-ce que je peux faire ?
Selon l’étude, la majorité des diagnostics F et G resteraient dans ces classes malgré le nouveau coefficient. Dans ce cas, la seule option durable consiste à agir sur l’enveloppe du bâtiment, isolation des murs, de la toiture, remplacement des menuiseries, plutôt que d’attendre un effet mécanique du calcul.
Quand ce changement de coefficient entre-t-il en vigueur ?
Le changement de coefficient est fixé par un arrêté du 19 août 2026 et s’applique à compter du 1er janvier 2027. Jusqu’à cette date, le calcul actuel du DPE, avec un coefficient de 1,9, reste en vigueur pour les logements chauffés à l’électricité.
Est-ce que tous les départements sont concernés de la même façon par ce changement ?
Le jeu de données couvre la France, chaque région et chaque département, Yvelines comprises, mais les chiffres précis par département ne figurent pas dans la description que nous avons consultée. Une carte par commune est mise à disposition par apihom pour affiner la lecture territoriale.
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